12.12.2008
Les entreprises artisanales connaissent la crise mais pas les solutions
Si la crise financière freine les ambitions de certains investisseurs, c’est, selon un conseiller de la chambre des métiers du Nord, parce qu’ils sont mal informés. De même, ils ne connaissent pas souvent les recours auxquels ils peuvent avoir accès en cas de difficulté financière.
La crise, un frein à la création d’entreprises artisanales ? Il semblerait que non. La conjoncture économique a beau être défavorable pour l’industrie, le besoins liés à l'artisanat continuent d'exister comme avant. « Nous avons encore beaucoup de personnes qui viennent nous voir pour démarrer une entreprise, » affirme Willy Boulet, conseiller à la chambre des métiers du Nord. « Mais j’avoue que depuis un mois, on constate qu’un certain nombre de projets, beaucoup plus qu’avant, sont abandonnés ou reportés. » Pourtant, les entreprises artisanales ne sont pas les premières à souffrir de la crise. « La réussite d’un projet est liée à un besoin, poursuit-il. Si une demande existe, une offre qui lui correspond peut parfaitement marcher. » Alors, pourquoi cette baisse des investissements ? « Il y a une véritable méconnaissance de la part des chefs d’entreprises. Beaucoup estiment que le contexte est un frein à la création d’entreprise. Ils abandonnent leur projet à tort, par peur de ne pas réussir. La couverture médiatique de la crise financière y est pour beaucoup. »
De nombreuses solutions existent cependant pour les aider à investir. L’établissement public OSEO, notamment, propose des accès au crédit facilités et des financements en partenariat. Une information qui n’est pas toujours connue, comme l’a rappelé le Député du Territoire de Belfort Damien Meslot à la ministre de l’économie Christine Lagarde.
Les emplois intérimaires ne sont pas la seule solution
OSEO permet également de résoudre des problèmes de trésorerie. Des soucis auxquels un certain nombre de chefs d’entreprise sont confrontés. Et pour y remédier, beaucoup préfèrent s’appuyer sur la diminution des emplois intérimaires. « Cela vient du fait que les patrons ne connaissent pas d’autre solution, explique M. Boulet. Ils ne vont pas chercher du côté des congés non payés, ou des départs en retraite anticipés. Ils préfèrent s’axer sur les emplois en intérim, par méconnaissance de la loi. C’est pour eux une solution de facilité. »
David Bugeat
15:42 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Audi et Citroën tiennent la route
Le secteur de l’automobile est touché de plein fouet par la crise financière, alors que le plan de relance économique (15 milliards de dollars) vient d’être refusé aux Etats-Unis par le Sénat. Certaines marques tirent cependant leur épingle du jeu, c’est le cas des concessions Citroën et Audi de Villeneuve d’Ascq.
« La crise ? On ne connaît pas. Tout dépend des marques et des zones géographiques » lance Hocine Asloun, le conseiller en véhicules neufs de l’agence Citroën. Alors que Renault et Peugeot font grise mine, la marque aux chevrons enchaîne les ventes, avec 3000 voitures vendues par an pour la seule concession de Villeneuve d’Ascq. « Nous avons beaucoup de demandes, au point d’être en rupture de stock. Citroën a le vent en poupe, les modèles Picasso, C1, C2 et C3 rencontrent un grand succès ». Les ventes du Picasso ont décollé de 70,9 %, il est devenu le monospace le plus prisé de France. Si Citroën n’est pas concerné par la crise, c’est que la plupart de ses modèles bénéficient de bonus écologiques, « même ceux qui sont taxés de malus continuent à se vendre », sourit Hocine Asloun.
A la concession Audi de Villeneuve d’Ascq, les vendeurs sont eux aussi optimistes face à une crise qui les touche peu. Comme Citroën, Audi a grignoté une part des ventes (+ 3 %) sur les onze derniers mois, devant des concurrents en danger tels que Mercedes ou BMW. La marque allemande a su renouveler ses gammes de produits, pour conserver une image moins tape à l’œil que celle de ses voisins d’en face. « Nous avons de bons résultats sur les ventes de l’A4 » explique un commercial. Guillaume Mouren analyste chez Xerfi ne s’y trompe pas « Audi est une exception qui confirme la règle » (sources : l’expansion). En revanche il est difficile de prévoir l’année 2009, en attendant Citroën et Audi profitent du moment pour surfer sur la vague du succès.
Thomas Larquemain et Jean-Baptiste Serron
15:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les premiers effets de la crise
A l'inverse de Citroen, ses concurrents nationaux Renault et Peugeot font face à la conjonction avec beaucoup plus de difficultés. Les premières entreprises à en subir les conséquences sont les sous-taitants qui travaillent pour les firmes. Ici, une usine de Porcheville, AB industrie.
Les constructeurs de poids lourds ne sont pas en reste. Le suédois Scania en est un exemple.
Thomas Larquemain et Jean-Baptiste Serron
15:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifs, psa, peugeot, citroen, scania, crise financière
Les principales victimes de la crise
Ci-dessous, une vidéo de l'intervention de Nicolas Sarkozy à Douai.
Guillaume Combes
13:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Redoute en crise
A La Redoute, la crise économique se cache-t-elle derrière « le plan de relance »?
Le 21 octobre, La Redoute a annoncé la suppression de 672 emplois sur quatre ans. La crise économique actuelle peut-elle expliquer une telle restructuration?
Les directions de Renault ou de PSA ont décidé de mettre leurs ouvriers au chômage technique. La cause : les ventes d'automobiles en « chute libre ». La crise économique a des conséquences directes sur l'emploi. Mais a-t-elle une conséquence sur le « plan de relance » annoncé par la direction de La Redoute? La direction de la société explique quant à elle que « le marché de la vente à distance se caractérise aujourd'hui par le déclin de la vente par correspondance traditionnelle qui ne compense pas suffisamment le développement du web, par un environnement de plus en plus concurrentiel et par une tendance des prix à la baisse. »
Maria Pi, membre du syndicat SUD (Solidaires-Unitaires-Démocratie), éprouve un sentiment d'injustice face à la crise qui touche de plein fouet les salariés : « Il y a un sentiment de colère chez les employés. Alors qu'il y a une explosion des bénéfices des grandes entreprises, on leur fait payer la crise au prix fort. On a trouvé des milliards d'euros pour sauver les banques mais face au plan de licenciements le gouvernement ne fait rien. »
Photo: Pour Maria Pi, la crise a accéléré le plan de licenciement.
Jean-Christophe Leroy, syndicaliste de la CGT, fait également part de son indignation face au plan social :
Le « plan de relance » prévoit d'ici quatre ans, la suppression de 672 emplois. Le département du Nord sera lui amputé de 242 postes. Une réorganisation du siège de Roubaix entrainera 151 licenciements. Et l'externalisation du traitement des commandes par courrier génèrera 91 suppressions d'emplois à Wattrelos. Le reste des licenciements est lié à la fermeture des 81 points de contact de La Redoute.
Agrandir le plan
« Cela fait longtemps que ça nous pendait au nez. Mais, même si la direction s'en cache, la crise a été sans conteste le déclencheur de ce plan social », tranche Maria Pi.
Sébastien Barrère
11:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










